Testeur goûteur au salon agricole de Paris

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Article RL 5/3/2017

J’ lui trouve un goût de pomme… Y’en a ! » Difficile même de passer à côté. Spécialiste des eaux-de-vie, Antoine Barranco a délaissé cette année les alcools pour se passionner de jus de pomme ! L’Hayangeois était, la semaine dernière, au Salon de l’agriculture à Paris, membre du jury du concours agricole 2017.

Ce concours « permet de distinguer les meilleurs produits du moment dans vingt-trois catégories et deux grandes familles : les vins et les autres produits du terroir », explique-t-il. Distillateur et juré officiel pour les eaux-de-vie depuis 1982, Antoine a voulu rejoindre cette année la table des amateurs de jus de pomme. Cette nouvelle expérience étant une bonne manière d’affûter son palais et d’amener de précieux conseils à son fils, Nicolas, qui a repris la distillerie familiale à Hayange-Marspich et vient de se lancer également dans la production de jus de fruit.

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L’œil, le nez, la bouche

Pour attribuer les médailles du concours général, le jury est composé de professionnels de la filière, de producteurs, de représentants des métiers de bouche mais aussi de consommateurs avertis.

À sa table, Antoine était ainsi entouré, par exemple, d’un étudiant en lycée agricole ou d’un producteur Auvergnat. « Nous attribuons d’abord des notes pour classer les échantillons selon l’aspect, l’arôme et le goût, puis nous discutons l’attribution d’une éventuelle médaille d’or, d’argent ou de bronze, témoigne le juré. Tout se fait sous contrôle d’huissier, les bouteilles sont numérotées et ne sont pas reconnaissables. »

Comme pour un grand vin, le jus de pommes, « dégusté dans un verre tulipe pour en apprécier la robe », doit séduire « l’œil, le nez et la bouche ». À l’œil, l’aspect d’un jus de qualité peu aller du jaune clair au marron foncé. « Les consommateurs préfèrent souvent un jus limpide, mais les vrais connaisseurs apprécient un peu de dépôt qui peut apporter de l’intensité au goût. » Le nez, lui, doit retrouver tout le parfum du fruit. Enfin, intensité et longueur en bouche sont primordiales. « Un autre critère important est l’équilibre entre acidité et sucre. » De quoi amener des discussions animées parmi des jurés.

« Au final nous avons décerné deux médailles d’argent », raconte Antoine qui apprécie surtout l’aspect convivial des échanges. « Les discussions se poursuivent ensuite toujours sur les méthodes de production, les conseils de dégustations, … » Autant de bonnes idées qu’il entend souffler à Nicolas qui pourrait bien ainsi, l’année prochaine, engager son jus de pomme hayangeois dans la compétition.

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